Senin, 02 Januari 2017

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Détails sur le produit

  • Rang parmi les ventes : #164470 dans eBooks
  • Publié le: 2016-12-08
  • Sorti le: 2016-12-08
  • Format: Ebook Kindle

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4Syncrétique
Par Florestan
«Ces pages feraient un bien mauvais roman» (page 214 de l'édition originale). Cette prétérition, aveu un peu précieux, était ou n'était pas dans le manuscrit original de 'L'Œil de la mouche', qu'André-Joseph Dubois, Belge de trente et quelques années, rédigea fin des années 70, début des années 80, et, s'il faut en croire la légende, passa près de ne pas publier. Toujours est-il qu'elle se retrouve dans le roman et achève de décontenancer un lecteur qui n'avait pas besoin de cela. Car «ces pages», sous forme de journal, sont l'œuvre d'un narrateur déséquilibré, «un homme en crise qui tente une espèce de bilan de sa vie qu'il estime complètement ratée» d'après Dubois. «Ratée», en l'occurrence, passerait presque pour un euphémisme: «nuisible» serait un qualificatif peut-être mieux adapté, au vu des événéments de la fin du récit.Cet homme post-moderne a beaucoup lu. Il a même enseigné la littérature. Et on s'exaspère sinon se désespère à le voir ne pas parvenir à écrire sans déceler l'influence de ses maîtres littéraires dans tel ou tel passage. Syncrétique, le personnage principal est donc un mélange de Marcel (celui de Proust) sans carnet d'adresse, de Roquentin en bout de course, de Meursault sous anxiolytiques, de narrateur du Nouveau roman qui ne croirait pas à sa propre entreprise d'écriture et de transfuge de classe bourdieusien sociopathe. Parfois, seul le style peut sauver un livre quand son contenu est démoralisant. C'est le cas ici. La prose de Dubois, de facture classique, se rapproche de l'idéal d'une écriture blanche aussi plaisante qu'efficace, et sauve bon nombre de passages qui, mal écrits, nous feraient lâcher l'ouvrage.Subsiste un autre malaise tout au long de ce journal. L'auteur vient de Belgique, et il a été publié initialement en France. Au fil des pages, pour peu qu'on connaisse les deux pays, on est incapable de dire dans lequel se situe l'action. Géologiquement parlant, certes, le bassin houiller, cadre du livre, se moque bien de la frontière artificiellement tracée par les hommes. Mais ce flou s'éternise, et on ne sait même pas s'il est volontaire. Cette indécision a un peu le même effet que celle du protagoniste entre maladie mentale et raison: elle déstabilise.Ce point est gênant dans la mesure où l'un des thèmes centraux de 'L'Œil de la mouche' est la langue. Or la question linguistique se pose dans des termes extrêmement dissemblables en France et en Belgique; le français y a un statut différent. Une chose est sûre, le personnage (anonyme) le vénère. Il conte sa quête exaltée quoique utilitariste du beau langage face à ce qu'il appelle «le dialecte». Quel étrange mot pour désigner soit le picard, soit le wallon. D'un strict point de vue savant, et l'on voit que le narrateur accorde un crédit important à la science des mots, ils ne sont pas des dialectes, mais bel et bien des langues. Et d'un point de vue populaire, ils sont appelés des patois, terme semblant sans doute trop vulgaire pour sortir de la plume de notre professeur de lettres.Ainsi dialecte prend-il une connotation péjorative, détail qui, parmi tant d'autres, illustre le sentiment de supériorité du narrateur. Celui-ci a tourné à l'aigreur à force de se heurter à une infériorité sociale objective. Dubois ressasse ce sentiment dans un texte qui, heureusement, n'est pas trop long. Le journal ne compte que trente-huit entrées, et il n'en faudrait pas beaucoup plus pour nous fatiguer de ce diariste fort doué pour le malheur, le dénigrement et le sabotage. Y compris littéraire. D'entrée, 'L'Œil de la mouche' a cette particularité étrange de se dénoncer lui-même comme aussi inutile que ledit insecte, puis de se tenir à ce projet kamikaze, dans une démonstration par l'absurde qui alimente une perplexité et une curiosité rivales. Même rebuté par le nombrilisme du narrateur, on saluera au moins l'audace de l'écrivain débutant. Si on arrive à savourer l'élégance qui affleure régulièrement dans «ces pages», on pourra apprécier le tour de force.Il y a dans le succès de ce livre une part d'ironie consubstantielle à son contenu. Réédité en Belgique trente-deux ans après sa sortie, le roman ne cesse avec chaque lecteur qui l'ouvre d'entretenir un paradoxe rarement vu dans l'histoire littéraire: il ne devrait pas être ni plaire, donc il est et il plaît.

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